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Rencontre avec CHILDREN OF BODOM à l'occasion de la tournée 20 Years Down & Dirty

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Les membres de Children of Bodom se sont récemment lancés dans la tournée 20 Years Down & Dirty  afin de célébrer le vingtième anniversaire de leur tout premier album, Something Wild. C'est à l'occasion de leur passage au File 7, à Magny-Le-Hongre, que nous avons rencontré Henkka Seppälä, le bassiste de la formation.

Morrigan-wth : Comment se passe la tournée jusqu’ici ?

Henkka : Bien, ça fait bientôt 10 jours qu’on tourne, on a fait des dates allemandes, une au Luxembourg, d’autres en Angleterre... Ce soir c’est la quatrième date française. Il y a beaucoup de dates françaises sur cette tournée.

Morrigan-wth : Cinq, il me semble ?

Henkka : Oui, cinq en tout.

Morrigan-wth : Qu’est-ce que ça vous fait de célébrer les vingt ans de Something Wild ?

Henkka : Ca fait un peu bizarre que ça fasse si longtemps, mais c’est cool et ça fait du bien de voir qu’il y a beaucoup de fans de longue date qui ont envie de réentendre les anciennes chansons. Et aussi, c’était sympa d’avoir à s’entraîner sur les anciens morceaux, qu’on n’avait plus joués depuis longtemps. Sur les premières dates ça faisait un peu peur de monter sur scène parce qu’on n’avait jamais joué ces chansons en live avant, c’était assez rafraîchissant.

Morrigan-wth : Est-ce que c’est toujours aussi facile pour vous de trouver l’inspiration aujourd’hui que ça l’était lors des débuts du groupe ?

Henkka : Je trouve que c’est toujours aussi difficile ! Je pense que c’est pareil qu’avant.

Morrigan-wth : Est-ce que vous avez remarqué des changements au niveau du processus de création ou d’enregistrement des morceaux depuis le premier album ?

Henkka : Pas vraiment. J’imagine qu’on continue d’apprendre. Tu te connais mieux toi-même, tu connais mieux les autres, tu connais mieux le matériel, donc dans un sens ça devient plus facile, d’une certaine façon, mais c’est toujours le même processus. Oui, en fait le processus reste le même, on y est juste plus habitués, plus habitués à la façon dont les choses fonctionnent.

Morrigan-wth : Pour cette tournée, vous avez choisi de jouer uniquement les quatre premiers albums, pourquoi ce choix et pas quelques chansons de chaque album que vous avez à votre actif ?

Henkka : Parce que c’est ce qu’on fait d’habitude, donc vu que c’est le vingtième anniversaire de Something Wild, on a décidé de jouer exclusivement les quatre premiers albums, seulement les anciennes chansons, ça en fait une tournée un peu plus spéciale et plus orientée vers les débuts du groupe par rapport aux concerts habituels. On voulait que ce soit différent des concerts « normaux ».

Morrigan-wth : Quand les gens viennent vous voir sur scène, ils attendent des chansons comme Angels Don’t Kill ou In Your Face, est-ce qu’il y a des chansons que vous n’avez encore jamais faites sur scène et que tu aimerais jouer en live ?

Henkka : Oui, il y a une ou deux chansons du nouvel album, comme Widdershins par exemple, ou encore Knuckleduster de l’album Are You Dead Yet… sur l’EP, enfin, je ne me souviens plus où elle se trouve (rires), mais sur cette tournée il y a beaucoup de chansons qu’on n’avait pas jouées en concert avant, vraiment jamais ou alors pas depuis quinze ans, donc c’est très rafraîchissant.

Morrigan-wth : Et quelle est la chanson que tu préfères jouer sur scène en ce moment ?

Henkka : Pour le moment, c’est sûrement l’un des très vieux morceaux, peut-être The Nail.

Morrigan-wth : Est-ce qu’il y a une chanson qui a une signification particulière pour toi, par exemple au niveau des paroles ?

Henkka : Non, pas au niveau des paroles, pas vraiment. D’habitude, les nouvelles chansons sont plus chères à mon cœur que les anciennes, justement parce que ce sont des nouveautés. Mais comme je l’ai dit plus tôt, étant donné que ces temps-ci on joue les chansons de Something Wild, elles me paraissent très spéciales en ce moment, parce que ça nous a demandé beaucoup d’entraînement pour les réapprendre. On les a crées il y a vingt ans, donc on pourrait penser qu’elles sont plus faciles, mais en fait… elles ne le sont pas ! Ce sont les chansons spéciales pour moi en ce moment.

Morrigan-wth : Ca vous arrive de réécouter vos anciens albums ?

Henkka : D’habitude non, mais du coup cette année on les a réécoutés pour pouvoir s’entraîner dessus, donc on a dû plus les écouter qu’on ne l’avait jamais fait auparavant !

Morrigan-wth : Qu’est-ce que Children of Bodom t’a apporté en tant que personne ?

Henkka : Absolument tout. C’est dur d’imaginer ma vie sans Children of Bodom, parce que j’avais quatorze ans quand j’ai rejoint le groupe, donc ça a constitué plus ou moins toute ma vie d’adulte.

Morrigan-wth : Est-ce que vous notez des différences au niveau du public quand vous jouez en Finlande, par rapport à quand vous jouez dans d’autres pays ?

Henkka : Oui, il y a des différences, notamment des différences culturelles. Les finlandais sont peut-être un peu plus timides, disons, mais après ils boivent et ils finissent par se lâcher. Les français, par exemple, n’ont pas besoin de boire pour se lâcher. C’est la même chose en Espagne ou en Italie. Au Japon, les gens sont très polis et cordiaux, et ouais, ça peut être très différent selon l’endroit, ce qui est génial, parce que c’est l’une des choses les plus folles au niveau de la scène metal, tout le monde est différent.

Morrigan-wth : Est-ce que tu préfères jouer dans des petites salles comme Le File 7 ou à des festivals ?

Henkka : C’est très différent, les festivals c’est une atmosphère assez particulière, personnellement je préfère jouer dans des petites salles.

Morrigan-wth : Parlons du dernier album, I Worship Chaos. Beaucoup de gens l’ont trouvé plus sombre que les autres, est-ce que tu partages cet avis ?

Henkka : Mmmh… je ne sais pas. Pour moi ils sont tous aussi sombres. Non, je ne trouve pas qu’il soit plus sombre que les autres, mais ça n’a pas d’importance, les gens peuvent penser ce qu’ils veulent. Il peut être… non, pour moi il est tout aussi sombre que les autres, enfin je veux dire, je ne trouve pas que les autres albums soient plus « joyeux ». Mais ça dépend de comment on le ressent, de la façon dont on l’écoute.

Morrigan-wth : Sur I Worship Chaos, vous avez collaboré avec Wednesday 13 à l’occasion d’une reprise de la chanson Mistress of Taboo des Plasmatics. Est-ce que vous aimeriez collaborer avec d’autres artistes sur une de vos propres chansons, à l’avenir ?

Henkka : Non, on n’y a encore jamais pensé. Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu’on aime bien jouer seuls, juste tous les cinq. Mais si jamais il se présentait une occasion intéressante… On reste ouverts aux suggestions, tout du moins.

Morrigan-wth : Vous avez sorti un album avec une pochette bleue, un autre avec une pochette verte, etc. Restent l’orange et le violet. Doit-on s’attendre à l'une de ces deux couleurs pour la pochette du prochain album ?

Henkka : Je ne sais pas, personnellement je n’aime aucune de ces deux couleurs, alors… mais on ne sait jamais. On était sûrs qu’on ne ferait jamais de pochette jaune, et maintenant nous en avons une, donc on ne sait jamais !

 

Interview par Morrigan-wth

Un grand merci de la part de toute l'équipe à Valérie de Jmtconsulting de nous avoir permis de réaliser cette interview !

Children of Bodom

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