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IN FLAMES : Entretien avec le guitariste Niclas Engelin (par Ally Nox)

In flames 2017

Le 29 Mars dernier, IN FLAMES revenait en France à l'occasion d'une date à l'Alhambra à Paris. C'est donc à cette occasion que l'équipe WTH a interviewé Niclas Engelin, guitariste du groupe. 

Ally : Alors, content d'être de retour ?

Niclas : Oui, c'est peu de le dire ! Paris est une super ville, même si on s'y perd vite (rires). Mais la météo est super aujourd'hui ! Je viens juste d'avoir ma femme au téléphone, il fait 4° chez nous, mais ici il doit bien faire 20° ?

Ally : L'été est encore pire ! (rires) Tu sembles avoir de bons souvenirs de notre pays, tu en as un en particulier ?

Niclas : J'ai adoré le Hellfest, vraiment ce festival déchire. Il est juste... Génial. Super bien organisé, le merch est super cool aussi... Ca change !

Ally : Et la tournée, elle te laisse un aussi bon sentiment ?

Niclas : Et bien oui, la tournée se passe très bien, tu verras c'est complètement différent de ce qu'on fait d'habitude, c'est plus privé. Tu as probablement vu lors des répétitions que le set-up de la scène est complètement différent aussi, on a un sofa, une table, et des bières (rires). Un peu comme un salon où tu peux déconner un peu, jouer des bons sons et te détendre. Et puis il y a ce quatuor de cordes, ils sont géniaux, tu vas adorer. Ils seront avec nous lors de chansons acoustiques aussi. On a voulu faire un bon mélange de plein de choses et ça rend super bien.

Ally : J'ai hâte de voir ça ! En parlant de différences, In Flames était en guest pour Avenged Sevenfold aux côtés de Disturbed en janvier dernier. Ca doit être un sacré défi de devoir chauffer le public pendant presque une heure, non ?

Niclas : Complètement. On joue environ 50 minutes, le plus souvent tout le monde n'est pas arrivé, et les gens ne sont pas forcément prêts à se donner à fond dans le live. Alors c'est clair que c'est plutôt compliqué de partager notre enthousiasme d'être sur scène, mais le plus souvent ça se passe bien.

Ally : Ça dépend des pays aussi je suppose ? Tu as pu remarquer pas mal de différences au fur et à mesure des tournées ?

Niclas : Oui, beaucoup. Je me souviens que des fans à Milan m'ont dit à quel point les fans peuvent être brutaux, entre les slams, les circle pits, tout va tellement vite et les gens s'envolent à l'autre bout de la salle... C'est tellement dangereux parfois. Certains vont faire attention et aider les gens à se relever, d'autre vont foncer dans le tas pour le simple plaisir de se bastonner un peu. Il faut réellement faire attention dans ce genre de moments. Dans certains pays, les fans sont moins "physiques" plus en train d'headbanger. Et heureusement pour la plupart on rencontre des gens géniaux et c'est super cool !

Ally : D'ailleurs à propos de rencontres, vous avez du en faire pas mal après les différents départs dans le groupe. Comment vous avez réussis à gérer tout ça ?

Niclas : Tu sais, quand Daniel a quitté le groupe on s'est demandé "Ok, comment on va pouvoir trouver une machine de guerre pour le remplacer ?" parce que c'est ce qu'il est, une vraie machine, toujours à fond dans son travail et c'est vraiment quelqu'un de bien, je l'adore. Suite à ça on a du trouver un autre batteur, et on est tombés sur Joey sans vraiment le chercher, c'est un excellent batteur, exactement celui qu'on cherchait. Tout allait relativement doucement, on prenait notre temps, et puis Peter a quitté le groupe, encore une machine, un type dur comme la pierre avec un coeur en or, et là je me suis demandé ce qu'on était censé faire. La seule personne qui m'a semblé apte à le remplacer est Håkan, d'un autre groupe appelé Passenger (Ancien groupe d'Anders et Niclas formé en 1995) et aussi de Gardenian (un autre groupe de Niclas formé en 1996, séparé en 2004 et réunis en 2012). Au départ on a juste fait une petit séance de répétitions ensembles, et le "truc" est instantanément revenu. Donc tu vois, quand tu laisses les choses se mettre en place, que tu prends ton temps, tout finit bien et tu peux gérer les soucis. Le tout est de ne pas se mettre trop de pression.

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Ally : Ma prochaine question était à propos de Joey justement ! Comment vous l'avez rencontré ?

Niclas : On est allé à Los Angeles pour enregistrer Battles, et on a dit à notre producteur que nous étions un peu "sans batteur fixe" (rires). Il nous a dit de ne pas  nous inquiéter, qu'il y avait pas mal de bons batteurs dans le coin. Donc on a fait la connaissance de Joey et il était carrément partant, c'est le genre de gars qui ne va jamais se reposer sur ses acquis, il va pousser ses propres limites et ne s'arrêtera pas tant qu'il n'aura pas le résultat qui lui convient, s'il n'est pas satisfait à 100% il recommencera tout depuis le début ! (rires) Il est comme Daniel finalement, comme un coach sportif qui te pousse à toujours faire mieux, et il fait ça avec chacun d'entre nous ! Mais quand on est sur scène c'est tout de suite plus difficile, c'est certain que je vais rater des notes parce que je serai en train d'headbanger et tout, et après je vais m'énerver et me dire "Fais plus jamais ça, pigé ?" (rires)

Ally : L'ambiance devait être plutôt cool du coup ! L'enregistrement de l'album s'est bien passé ?

Niclas : Oh, oui ! C'était super, les barbecues, la bière, les blagues... (rires) Notre producteur était super aussi, tout s'est très bien passé.

Ally : Et pour les deux clips, The End et The Truth ? Il y avait quand même un sacré travail là dessous, d'où vient l'idée globale des deux clips ?

Niclas : On a travaillé avec Patric Ullaeus depuis tellement longtemps maintenant, et il comprend parfaitement chaque idée que nous voulons incorporer dans nos vidéos. D'ailleurs, on en a une autre de prête, et elle va être foutrement classe, mais complètement différente... Limite glauque. (rires)

Ally : Et ton inspiration à toi, elle vient d'où ? On a remarqué que tu étais beaucoup plus investit dans la composition de Battles.

Niclas : Quand je suis chez moi, je joue beaucoup à la guitare, je passe du temps avec ma famille... Mais la plus grande source d'inspiration que je possède est définitivement le voyage, aller dans des endroits inconnus, rencontrer des fans et des gens comme toi ! Je compose constamment, inconsciemment si tu vois ce que je veux dire. Je collectionne les souvenirs, dans ma tête. On a écrit Battles après l'enregistrement des instruments, donc on était pas coincé avec des textes sans mélodies qu'on ne pouvait pas accorder. On était mieux organisés.  Ensuite on est allés à Los Angeles et puis tu connais la suite... L'été, les barbecues... (rires). C'est plus facile comme ça, en fait. Battles est un album plus... Ensoleillé. C'est un album beaucoup plus "joyeux" comparé à Siren Charms. On l'avait enregistré à Burden, dans un studio possédant une grande histoire, la météo était très sombre durant les mois de novembre et décembre... Et ça se ressent dans l'album, dans l'atmosphère. Siren Charms est beaucoup plus sombre comparé à Battles qui est plus genre "Solei, Van Halen, Ouaiiiis !" (rires). Mais, eh ! Si ça se trouve pour le prochain album on ira en Islande, ça pourrait être sympa ! (rires)

Ally : Bon, comme tu as encore anticipé sur ma question qui portait sur les différences entre Battles et Siren Charms, il ne me reste qu'une question : Un petit truc à dire aux fans ?

Niclas : Ah ! Désolé ! (rires) Oh là je sais pas du tout... Je peux vous piquer le soleil et le ramener avec moi ? (rires) Non, plus sérieusement merci de nous soutenir, d'être aussi cool et de nous donner autant d'énergie.

Ally : En fait je crois bien avoir mieux que ça pour conclure, c'est une question que je me pose depuis un moment déjà... Malgré le fait que Battles soit aussi énergique, on sent quand même qu'il y a un gros message dessous, pas vrai ?

Niclas  : Tu vois, l'album lui même est à propos du combat constant qu'on mène. C'est pour ça qu'on l'a nommé Battles. Le crâne partagé entre les deux mains qui symbolisent deux voies entre lesquelles on hésite... C'est un peu comme la vie de tous les jours. Parfois tu choisis la vie, parfois tu te demandes si tu devrais faire des pâtes ou des pommes de terre. (rires) Mais tu sais, un ami à moi m'a envoyé un truc sur facebook récemment... Lui il a choisit une autre direction. Il m'a dit "Niclas, je suis tellement content de voir que tu fais ce que tu aimes, que tu continues la musique. Moi j'ai choisis le mauvais chemin et je suis rassuré de voir que c'est pas ton cas". Tu vois, cet ami il s'est mit à l'héroïne, il a perdu toutes ses dents, a foutu en l'air sa vie... Et j'en ai des frissons rien que de t'en parler mais oui, Battles a un gros message : Tu as différents chemins, différentes possibilités, des choix à faire, et même quand c'est difficile et que tu te dis que tu y arriveras pas il faut te battre. Toujours.

In Flames Niclas Engelin

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