CADAVER DISPOSAL - Transformatio Mundi

Cadaver disposal

Avec CADAVER DISPOSAL, tout a commencé, pour moi, par une rencontre tout à fait inattendue (et due à un problème de son), mais que je ne regrette absolument pas, lors du concert de MAJESTY, en première partie de BATTLE BEAST (le 25 mars 2017 au Petit Bain de Paris). En discutant un peu avec le bassiste du groupe, Alex Voss, j’ai  appris qu’il jouait également dans un groupe de Death Metal, qui s’avère très talentueux, dont je vais vous parler maintenant !

On va commencer avec une petite présentation du groupe, mais je peux dès maintenant vous promettre que vous en saurez davantage très bientôt puisqu’ils ont accepté de répondre à une interview qu’on postera au plus vite ! Le groupe, formé en 2010 et signé chez Nihilistic Record l’année suivante, se compose de Stefan Meyerhoff au chant (ex membre de BRAINDEAD), de Dennis Blaze Baron à la guitare (membre de MALLEVS MALEFICARVM et de FINAL DEPRAVITY), d’Alex Voss à la basse (actuellement membre de MAJESTY) et de Torturer à la batterie (membre de BETHLEHEM et ex membre de BELPHEGOR et de MOR DAGOR), enfin bref, ce ne sont pas des amateurs. Un premier album, intitulé May All Be Dead, sort en 2013 mais le groupe se sépare temporairement puis se réunit dès 2016 pour vous préparer le petit bijou qu’est l’album Transformation Mundi (sortie annoncée pour le 28 avril 2017) dont je vais vous parler !

Dès l’introduction, intitulée De pulchritudine et de ruinam, le ton est donné. Une ambiance majestueuse, pesante et mystérieuse se crée, nourrie par des chants d’oiseaux très légers alors que chaque instrument trouve sa place. Puis tout explose sur un riff démoniaque et Congregation commence ! C’est tout de suite un univers bien plus agressif et rythmé qui nous entraîne. Le scream très grave de Stefan se mêle à la perfection à une ligne musicale. Pour un début, cet album envoie du très lourd et vous vous retrouverez très probablement en train de headbanguer et de taper du pied sans même vous en rendre compte ! La batterie surpuissante et la basse s’accompagnent l’une l’autre, sans jamais se voler la vedette tant elles semblent complémentaires! Le troisième titre de l’album, The Ancient Order, démarre à toute vitesse ! Vous pensiez être satisfaits avec le premier titre ? Vous n’aviez encore rien vu ! Le chanteur parle d’une voix gutturale et entêtante qui nous envoûte. La chanson suivante, Seven Seals Unveiled revient vers un Death Metal plus traditionnel qui plaira beaucoup aux amateurs du genre. Les cris sont plus longs et on sent que l’accent est ici mis sur une force d’ensemble davantage que sur la virtuosité de chacun. A Fateful Gathering  s’ouvre sur un riff de guitare doublé d’une basse très énergique. La rythmique est presque mécanique et Stefan revient à ses screams gutturaux et très graves. Le titre suivant porte extrêmement bien son titre, Divine Delectation. Lorsqu’il commence, à la manière de certaines chansons de Groove Metal, on a l’impression de se laisser glisser lentement dans une transe mystique, emplie de visions et de rêves. Ce qui m’impressionne réellement à ce stade de l’album c’est que tout les chansons sont à la fois hypnotiques et ultra-puissantes mais que chacun à son identité propre, le groupe ne se répète jamais jusqu’à présent et offre toujours de nouveaux efforts dans la composition, à la manière du break sur cette sixième chanson. Un magnifique solo ne tardera pas à s’ajouter à tout ça pour vous convaincre de vous laisser glisser dans les bras de CADAVER DISPOSAL. On passe maintenant à What Must Never Be Forgotten ! Bien que tout aussi explosif que les précédents, il me laisse un peu sur ma faim, sans doute en raison d’un contraste trop fort, selon moi, avec la chanson précédente.

À ce moment de l’album, le groupe nous propose un interlude poétique et aérien, presque évanescent. An Infinite Dream Ascends me fait plonger dans un univers musical très proche de ce que les Finlandais d’INSOMNIUM savent faire, ce qui, vous vous en douter, me plait beaucoup ! CADAVER DISPOSAL vient d’achever de me convaincre qu’ils maitrisaient totalement leurs compositions pour transmettre une énergie incroyable à travers des mélodies très travaillées. Voici maintenant le titre éponyme de l’album : Transformatio Mundi. Plus que sur les précédentes chansons, la basse prend sa place réelle en tissant toute une mélodie, avec la guitare bien sûr, autour de la voix grave du chanteur. Le refrain est entraînant et les ruptures rythmiques et mélodiques introduites par la batterie donne toujours envie d’en entendre plus, chaque instrument se superposant aux autres avec harmonie. Failure of Man détonne vraiment musicalement par rapport aux autres chansons en raison de ses accents Thrash Metal. La guitare laisse ponctuellement la place à quelques furtives notes de basse alors que Stefan semble donner moins de puissance à sa voix pour la rendre plus aigue. La chanson suivante, Saddening Nothingness, prend une direction tout autre et revient avec un Death plus agressif. A nouveau, CADAVER DISPOSAL nous envoie un gros riff accompagné d’une batterie hyper violente sur un break bien puissant. La voix prend des accents malsains et instaure une ambiance de plus en plus étouffante qui s’achève sur un nouveau break qui met la basse à l’honneur. L’ambiance me semble encore nouvelle alors que Return From Exile débute. Le morceau tourne majoritairement autour du contraste entre la basse et la guitare qui créent presque une dissonance. La batterie est presque en retrait ici, par rapport aux précédents titres. Le glas final sonne avec la conclusion, Quantum Restat, qui revient au Death puissant sur lequel débutait l’album ! Le groupe me surprend une dernière fois avec une voix parlée sur laquelle se superposent des screams diaboliques. La boucle et bouclée et je suis totalement convaincue par ce groupe que je vous recommande vivement !

Artwork transformatio mundi

En toute sincérité, cela faisait un petit moment qu’un album ne m’avait pas autant plu et je commençais à désespérer de trouver un « nouveau » groupe qui pourrait me transmettre autant d’énergie tout en proposant de bonnes compositions, mais CADAVER DISPOSAL l’a fait ! Transformatio Mundi est conçu comme un conte, une fable porteuse d’un avertissement qui prend presque la forme d’une malédiction : avec le progrès, l’homme se détourne de l’harmonie naturelle et originelle au profit des sciences et de la rationalité, au risque de défier des puissances qui le dépasse. A vous de voir si vous êtes prêt à plonger dans cet univers riche et sombre à la fois ; je l’ai fait et je vous avoue sincèrement que je suis prête à céder à nouveau à la force dévastatrice et entêtante de CADAVER DISPOSAL !

Setlist :

1. De pulchritudine et de ruinam
2.
Congregation
3. The Ancient Order
4. Seven Seals Unveil
5. A Fateful Gathering
6. Divine Delectation
7. What Must Be Never Forgotten
8. An Infinite Dream Ascend
9. Transformatio Mundi
10. Failure Of Man
11. Saddening Nothingness
12. Return From Exile
13. Conclusio : Quantum Restat

Cadaver Disposal

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